Tout va changer

Plus d‘infrastructures, plus de touristes : Hotspot touristique Ilulissat.
Image : Julian Jonas Schmitt


Groenland : tout va changer !
Musée alpin, Bern

Des masses de glace qui fondent à toute vitesse, un tourisme en plein essor, des montagnes de déchets qui ne cessent de s’accumuler, un pays qui s’assume en quête d’identité indigène – et une situation mondiale qui place l’île au cœur de l’attention internationale comme auparavant. Le changement du Groenland est radical, impétueux et contradictoire.

Présentation de l'exposition


L'exposition a été ouverte en 2024, avant que le Président Trump n'annonce publiquement son intention de s'approprier ce territoire.
A l’institut de physique de l‘Université de Berne, le département de physique climatique et environnementale s'intéresse aux glaces du Groenland. Les carottages fournissent des indications bien plus intéressantes que ceux des glaciers helvétiques puisque certains échantillons extraits de l‘inlandsis remontent jusqu'à 120’000 ans. Comparés à ces témoins de l'histoire climatique de notre planète, les constats des changements récents paraissent accélérés. Quelle est l'état d'esprit des Groenlandais·e·s face à la fonte phénoménale des glaciers ?
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Groenland en vue !

En 1909 et 1912/13, deux expéditions suisses se rendirent au Groenland.
Photographie : l'inlandsglacier, 2e jour. Séparation du groupe West, Gaule, Fick, Mercanton, Hoessly [Hössli], Jost (drapeau), 1912, photographe : Alfred de Quervain


Groenland en vue ! Regards croisés sur un héritage colonial
Musée historique de Berne

La Suisse qui se projette en terre de glaciers (verticaux) a manifesté un intérêt particulier pour les zones polaires. Quelques expéditions scientifiques se sont intéressées aux glaciers groenlandais. Le musée possède une « collection Groenland » constituée d'objets qu'elles ont ramenés au début du XXe s. L'exposition du musée ALPS, voisin, est une occasion de présenter cette collection. Bien que les objets soient relativement anodins – pas de restes humains ou d'objets sacrés, apparemment – ils sont révélateurs d'une pensée européocentrée qui fait aujourd'hui débat puisqu'il traite avec condescendance les peuples autochtones.
Des clichés que Quapnuk tente de déconstruire sur les réseaux sociaux…
Prenant prétexte de ces objets, le musée interroge ses collections « ethnographiques » et l'usage qu'il peut en faire. Les curateurs mettent en évidence l'intention initiale de documenter l'histoire suisse des périodes de glaciation, supposant la constance d'un état primitif des Inuits. Les artefacts ramenés, et les indications sur leur usage par les autochtones, ont pourtant été indispensables aux explorateurs pour affronter le rude climat arctique.



Site du musée

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Stiftung Expressionismus

Hermann Scherer, Villa Loverciana, 1925/26

Stiftung Expressionnismus.
De Gabriele Münter à Sam Francis
Kunstmuseum Bern

L'exposition présente les 25 œuvres de la collection rassemblée par Hans Rudolf et Silvia Tschumi. Ce prêt permanent au musée, ensemble homogène, s'articule autour des expressionnistes allemands et suisses et de quelques œuvres postérieures à 1945.

Site du musée
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Les laissé.e.s-pour-compte du bonheur

Les laissé.e.s-pour-compte du bonheur
Mesures de coercition à des fins d’assistance, à Berne et en Suisse
Musée historique de Berne

L’exposition illustre un pan sombre de l’histoire sociale de la Suisse ; au-delà, elle fait le lien avec le présent en soulevant des questions sociétales élémentaires : à qui demanderons-nous pardon demain ? que devons-nous à nos origines ?

Communiqué de presse


Questions délicates qui reviennent à se demander si toute vie vaut d'être vécue… et/ou sur qui repose la responsabilité de rendre toute vie supportable. Par ses interventions sur les réseaux sociaux, il semblerait que le Président Trump ait une opinion à ce sujet !

Le site du musée

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Anni Albers

Revêtement de l'autel pour la congrégation B’nai Israel, Woonsocket, Rhode Island, 1962
Jute, coton et lurex tendus sur des panneaux en bois et en aluminium


Anni Albers. Constructing Textiles
Zentrum Paul Klee

Comme seul le matériau procure sa réalité à l’art, c’est en le façonnant que nous découvrons comment ces forces sont à l’œuvre dans toute création.

Anni Albers, 1939


Élève du Bauhaus, où elle suit des cours de Paul Klee, Anni Albers se perfectionne dans le tissage. Son intérêt pour les matières évoque le parcours d'autres femmes artistes, comme Sophie Taeuber Arp. Suite à la fermeture du Bauhaus par les nazis, Albers émigre aux États-Unis et crée un cursus de tissage au Black Mountain College dès 1934. De leur nouveau domicile, Josef et Anni Albers voyagent en Amérique latine où l'artiste enrichit ses connaissances des tissus anciens et l'encourage à diversifier ses techniques. Cette approche, qui mêle connaissance des techniques et des matériaux, permet à Albers de créer des tissus industriels qui, outre leur qualités esthétiques, sont faciles à entretenir.
Même pour ses œuvres sacramentaires, la créatrice fait preuve de pragmatisme en recherchant des matériaux durables. Si ses productions s'apparentent aux Arts décoratifs – supposés de moindre valeur – les travaux d'Albers introduisent de la beauté dans le quotidien.

Site du Zentrum Paul Klee - Digital Guide
Eléonore Sulser pour Le Temps
Fondation Albers

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Rabin, la paix assassinée

Yitzhak Rabin, 1995 le soir de son assassinat – Wikimedia Commons

Charbit Denis. Yitzhak Rabin, la paix assassinée ? une mémoire fragmentée. JC Lattès, 2025

L'essai, aussi bref que passionnant, éclaire le champ de tensions dans la société israélienne remis en lumière par le massacre du 7-octobre. Si Yitzhak Rabin a payé de sa vie son intuition que les peuples palestinien et israélien étaient condamnés à se partager un territoire commun, sa mémoire a été confisquée. En conséquence, des femmes et des hommes souffrent de cet enlisement de la situation.

En dépit de la représentation que se font les Israéliens de leur pays comme un îlot démocratique dans un environnement propice à la violence politique, il fallut se résoudre à admettre que l'État juif ne faisait pas mieux que ses voisins : Sadate avait payé de sa vie son geste audacieux et courageux, Rabin également. Au pays des Juifs, un Juif pouvait en tuer un autre pour des raisons politiques.
La société israélienne était, c'est le moins qu'on puisse dire, en état de choc.

p. 49


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