Le chien jaune de Mongolie

Le Chien jaune de Mongolie de Byambasuren Davaa, Mongolie/Allemagne, 2005, 1h32

The_private_sector_with_yurts_against_the_backdrop_of_high-rise_new_buildings_in_Ulaanbaatar
La réalisatrice, née à Oulan-Bator en 1971, est restée en Allemagne après ses études à la Hochschule für Fernsehen und Film München. Ses films, à tendance documentaire, sont inspirés de l'identité nomade des populations mongoles. Une mobilité qui n'a pas empêché Gengis Khan (1155–1227) d'établir le plus vaste empire connu, du Pacifique à la Turquie et de Moscou au Nord de l'Inde.
La globalisation contemporaine affecte particulièrement cette société. L'acquisition d'un revenu est liée à l'éducation qui suppose une stabilité. La petite Nansal, 6 ans, devra être scolarisée ce qui nécessite que ses parents abandonnent la fruste existence nomade.
En s'inspirant du conte traditionnel La caverne du chien jaune, la réalisatrice aborde la problématique de la sédentarisation en ne montrant que la vie de la famille Batchuluun dans son campement estival. Une image d'une Mongolie préservée qui contraste avec les défis d'une capitale suffoquant sous la pollution des milliers de yourtes qui y sont installées.
Cette forme narrative complète la représentation plus factuelle du Musée Rietberg en opposant aux difficultés contemporaines la précarité de l'existence nomade.

Fiche du Cercle d'études
Internet Movie Database

blogEntryTopper