Journées du patrimoine 2026

Journées du patrimoine 2026 sur le thème « En péril ? »

Montpreveyres – le nouveau gîte
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Un prieuré, fondé par les moines du Grand-Saint-Bernard, est attesté dès le 13e siècle au cœur du Jorat, à Montpreveyres. L’ensemble architectural et le site préservé à l’écart du village sont constitués de l’église (1757) et de son cimetière, de la cure (1576, 1766, 1828) et de son jardin, d’un ancien four à pain et du tilleul tricentenaire. Devenus protestantes à la Réforme, la cure et l’église conservent leur mission d’accueil des voyageurs. Étape du pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle, la paroisse inaugure aujourd’hui un nouveau gîte imaginé par le bureau d’architectes glatz & delachaux et entièrement réalisé en bois local. Construit dans le comble inutilisé de la cure, classée comme bâtiment d’intérêt national, ce nouveau gîte chaleureux et convivial permet d’aborder les questions de préservation, de réaffectation et d’utilisation de nos monuments protégés.
Site journées européennes du patrimoine – Suisse
Site de l'association du gîte El Jire

La Rasude
On appelle « La Rasude » le périmètre situé entre l'avenue et la place de la Gare, l'avenue d'Ouchy et les voies ferrées. Le site doit son nom au lieu-dit « La Rasudaz », autrefois couvert de vignes et de vergers. Du fait de sa proximité avec la gare de Lausanne, construite en 1856, La Rasude connaît dès lors une urbanisation étroitement liée au développement des infrastructures ferroviaires. Affectée premièrement au traitement de diverses marchandises, elle est également le lieu de manœuvre où les voies rencontrent celles de la ligne du Lausanne-Ouchy. Son tracé est notamment délimité par la création, en 1867, de l'avenue de la Gare. Celle-ci permet l'accès au centre de Lausanne en passant par le quartier de Georgette, et offre ainsi une voie à la déclivité plus douce que la rue du Petit-Chêne, trop abrupte. C’est donc le long de cette nouvelle avenue que le bâtiment le plus ancien de La Rasude est érigé en 1890-1892, au n°43, par les architectes Louis Bezencenet et Alexandre Girardet. Construit dans un style Beaux-Arts, il accueille alors la Compagnie du Jura-Simplon. En 1907, Bezencenet est à nouveau sollicité pour la construction d’un bâtiment d’administration pour les CFF, au n°41. Érigé selon le même registre architectural, il marque de sa rotonde l’angle de l’avenue de la gare et d’Ouchy et est relié au bâtiment précédent par une passerelle métallique.
Entre 1948 et 1950, c'est Alphonse Laverrière, architecte à l'origine du bâtiment de la gare, qui signe les plans de la dernière réalisation de sa fructueuse carrière, au n°45. Le bâtiment réunit de multiples fonctions : administration des CFF, mais également garage et station essence au sous-sol. D’une grande sobriété, il associe des caractéristiques Art déco à un langage « moderniste », et contraste ainsi avec l’œuvre générale de l’architecte.
Au sud de cet alignement de bâtiments existait une rue qui menait de la place de la Gare à l’avenue d’Ouchy. Celle-ci est recouverte entre 1961 et 1968 lorsque La Poste fait ériger plusieurs bâtiments pour installer à La Rasude son centre administratif et logistique, qui comprend le tri postal et la « gare Z ». Pour ce faire, le bureau Bovey & Maillard réalise l'un des bâtiments lausannois les plus emblématiques de l'architecture moderne, « Horizon », immeuble administratif de six niveaux, aux façades-rideau en aluminium et en verre.
Aujourd'hui, le site en partie désaffecté fait l'objet d'un projet d'envergure, qui prévoit notamment la surélévation de plusieurs bâtiments, la création d’un parc, de commerces et la réouverture de la rue « recouverte ».
Site journées européennes du patrimoine – Suisse
Société de valorisation Rasude

Monthey – Château-Neuf
Classé monument historique note 2, le Château Neuf était au 11e-12e siècles une tour carrée qui contrôlait le passage
entre la plaine et la Savoie. L’édifice a connu des agrandissements aux 16e et 17e siècles qui ont donné naissance à une
morphologie à trois ailes autour d’une cour. Le projet de rénovation du rez-de-chaussée, accueillant
l’association Monthey Patrimoine et son musée, se compose de trois approches : premièrement, un nettoyage des
couches déposées au fil du temps et peu intéressantes ; deuxièmement, des travaux d’entretien tenant compte de la
conservation du patrimoine ; troisièmement, un vent de fraîcheur qui puise dans l’imaginaire contextuel du
château, soit un plafond à baldaquin pour une salle de réunion, une cuisine qui n’en est pas une, des étagères tenues
par une succession de verticales comme des hallebardes, des portes en acier corten et en cuivre. Suppression, mise en
valeur et une nouvelle contribution pour un monument vivant.

Site journées européennes du patrimoine – Suisse
Götz Menzel de GayMentzel

Moulins de la Tine – renaissance d’un site industriel historique
Ce site historique se situe dans le cadre exceptionnel des gorges de La Tine. L’existence des moulins est déjà mentionnée en 1401 dans les archives. Les lieux tombent en ruines suite au départ du dernier meunier en 1949, las de lutter contre les minoteries ultramodernes. C'est trente-sept ans plus tard, en 1986, que la Fondation des Vieux Moulins de La Tine est fondée. Des vestiges enfouis sous terre sont patiemment mis à jour, les bâtiments conformes aux anciens sont reconstruits selon une huile d’Eugène Sordet de 1871 : le moulin, le chalet du meunier, le foulon et la forge. En 1997 le site des Vieux Moulins est inauguré. Aujourd’hui il a fière allure. Reconstruire, réhabiliter ce lieu spécifique, c’est répondre à une démarche qui met en valeur la volonté de savoir et de comprendre ce que fut notre passé. Bien sûr, c’est ne tirer de l’histoire qu’un instant, qu’une activité professionnelle, désormais si éloignée des préoccupations de notre époque.
Site journées européennes du patrimoine – Suisse
L'association VIMOTI