Rétrospective Richter

Verkündigung nach Tizian, Annonciation d'après le Titien, 1973

Fondation Louis Vuitton
Tant la démesure de l'exposition que le parti pris de présenter chronologiquement les 275 œuvres – dans 34 salles – et de les décrire de manière conceptuelle nuisent à un état d'abandon que l'art déclenche souvent.
Né en DDR, mais tôt transfuge vers la République fédérale, Richter ne s'émancipe pas de l'histoire allemande vers laquelle il revient à différents moments de sa vie. D'abord pour évoquer les conséquences du nazisme sur sa famille, puis l'éclatement entre Est et Ouest. Plus tardivement, c'est la dimension plus universelle de la Shoah qu'il représentera.

Les œuvres en verre de Richter, conçues après 2000 - les vitres appuyées contre un mur - offrent un autre point de vue sur la structure du monde. Développées à partir des 4 panneaux de verre, elles gagnent en complexité. Le verre n’est pas seulement transparent, il conserve un pouvoir réfléchissant qui est aussi une métaphore de la perception de la réalité.

Dieter Schwarz et Nicholas Serota, commissaires


Ses Paysages – présentés en 2021 à Zürich – jouaient déjà sur l'ambivalence des représentations dont le spectateur devient acteur : le flou produit une perfection irréelle qui questionne nos propres filtres.


Site de l'exposition
Dossier de presse
Site de Gerhard Richter
Critique des Midis de culture
Eric Tariant pour Le Temps – Tristesse, mélancolie, ennui: un Gerhard Richter sans vie

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