Hamnet

Hamnet, un film de Chloé Zhao (Royaume-Uni, Etats-Unis, 2025), avec Paul Mescal, Jessie Buckley, Emily Watson, Joe Alwyn, Jacobi Jupe

J’ai eu peur de la mort toute ma vie, et par conséquent, j’ai toujours eu peur de l’amour aussi. Je ne savais pas comment rester perméable aux émotions face à la fugacité de l’existence. J’ai tourné quatre films dans lesquels les personnages perdent un être cher et finissent par trouver une forme d’équilibre en faisant leur deuil. HAMNET est l’aboutissement de ce périple.

Note d'intention

La réalisatrice se décrit comme guidée par « toutes les femmes, d’hier et d’aujourd’hui, qui ont considérablement souffert et perdu un être cher – et aux hommes qui ont refoulé leurs sentiments et refusé d’assumer leur vraie nature » dans le tournage de ce film. Cette adaptation du roman Hamnet de Maggie O'Farrell permet à Chloé Zhao de traiter l'écart supposé entre émotions féminines et masculines. Elle interprète la tragédie Hamlet comme une élégie au fils Hamnet, trop tôt décédé à 11 ans, et comme un geste de réconciliation avec sa femme Agnes.

Être, ou ne pas être, c’est là la question. — Y a-t-il plus de noblesse d’âme à subir — la fronde et les flèches de la fortune outrageante, — ou bien à s’armer contre une mer de douleurs — et à l’arrêter par une révolte ? Mourir… dormir, — rien de plus ;… et dire que par ce sommeil nous mettons fin — aux maux du cœur et aux mille tortures naturelles — qui sont le legs de la chair : c’est là une terminaison — qu’on doit souhaiter avec ferveur. Mourir… dormir, — dormir ! peut-être rêver ! Oui, là est l’embarras. — Car quels rêves peut-il nous venir dans ce sommeil de la mort, — quand nous sommes débarrassés de l’étreinte de cette vie ?

William Shakespeare, Hamlet
traduction de François-Victor Hugo
wikisource



Dossier de presse
Rafael Wolf pour RTS culture
Stéphane Gobbo pour Le Temps
Les Midis de Culture

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